Les Moments Les Plus Absurdes Tech 2025

2025 a été une année folle pour la tech. Entre les avancées fulgurantes en intelligence artificielle, les batailles pour la domination du marché et les investissements colossaux, on pourrait croire que tout est sérieux dans la Silicon Valley. Pourtant, derrière les annonces grandioses et les valorisations astronomiques, se cachent des moments d’une absurdité totale qui nous rappellent que les génies de la tech restent profondément humains… ou parfois carrément décalés. Des procès pour un nom, des soupes livrées à domicile pour recruter, des IA qui paniquent face à la mort virtuelle : voici le best-of des instants les plus loufoques de l’année.

Ces anecdotes, souvent relayées sur X ou dans les médias spécialisés, montrent à quel point l’écosystème startup peut dériver vers le surréalisme quand l’ego, l’argent et la compétition s’en mêlent. Pour les entrepreneurs, marketeurs et passionnés de tech qui nous lisent, ces histoires sont à la fois divertissantes et instructives : elles illustrent les excès d’un milieu sous pression permanente.

Un Zuckerberg poursuit… Zuckerberg en justice

Imaginez-vous partager le même nom qu’un des hommes les plus puissants du monde. C’est le quotidien de Mark Zuckerberg, avocat en faillite dans l’Indiana, qui n’a rien à voir avec le fondateur de Meta. Pourtant, depuis des années, sa page Facebook professionnelle se fait régulièrement suspendre pour… usurpation d’identité du vrai Mark Zuckerberg.

Excédé de perdre de l’argent en publicité pendant ces suspensions injustifiées, l’avocat a décidé de porter plainte contre Meta. Il a même créé un site dédié, iammarkzuckerberg.com, pour expliquer à ses clients qu’il n’est pas le milliardaire. Il y raconte les galères quotidiennes : réservations refusées, appels pris pour des blagues…

« Ma vie ressemble parfois à la pub ESPN avec Michael Jordan, où un simple nom provoque des confusions permanentes. »

– Mark Zuckerberg (l’avocat, pas le PDG)

Cette affaire illustre parfaitement les travers des plateformes géantes : des algorithmes et modérations automatisées qui pénalisent les innocents sans discernement. Pour les entrepreneurs qui dépendent de la pub en ligne, c’est un rappel brutal de la fragilité de leur visibilité.

Soham Parekh, le roi de la multi-embauche

L’été 2025 a été marqué par l’histoire rocambolesque de Soham Parekh, un ingénieur indien qui travaillait simultanément pour plusieurs startups à la fois. Débusqué par Suhail Doshi (fondateur de Mixpanel), Parekh a été exposé publiquement sur X, déclenchant un débat passionné dans la communauté tech.

Certains l’ont vu comme un escroc sans éthique, d’autres comme un génie de l’entretien d’embauche. Il faut dire que se faire embaucher par autant de boîtes YC en parallèle relève de l’exploit dans un marché du travail ultra-compétitif.

« Soham Parekh devrait lancer une boîte de préparation aux entretiens. Il est clairement l’un des meilleurs interviewés de tous les temps. »

– Chris Bakke, fondateur de Laskie

Pire : Parekh privilégiait souvent l’équity au salaire cash, alors qu’il se faisait vite virer. Stratégie long terme ou simple mythomanie ? L’affaire reste floue, mais elle révèle les failles du recrutement à distance dans les startups en hyper-croissance.

Pour les fondateurs, c’est une leçon : vérifier les références n’est pas du luxe, même (et surtout) pour les profils apparemment parfaits.

Sam Altman et le scandale de l’huile d’olive

On critique souvent les CEO tech pour leur gestion ou leurs annonces, rarement pour leur cuisine. Pourtant, Sam Altman a déclenché une mini-polémique mondiale en… mal utilisant de l’huile d’olive lors d’une interview vidéo pour le Financial Times.

Il a utilisé du « Drizzle » (huile premium pour assaisonner à cru) pour faire cuire des pâtes, au lieu du « Sizzle » prévu pour la cuisson. Un crime de lèse-gastronomie pour les puristes, qui y ont vu un symbole d’inefficacité et de gaspillage – en écho aux critiques sur la consommation énergétique démesurée d’OpenAI.

La polémique #olivegate a même valu à certains journalistes des torrents d’insultes de la part des fans d’Altman. Preuve que dans la tech, même une goutte d’huile peut faire déborder le vase des passions.

La guerre du recrutement : soupe contre soupe

L’année 2025 a été celle de la grande bataille pour les talents en IA. Meta, particulièrement agressif, aurait proposé jusqu’à 100 millions de dollars de bonus à la signature à certains chercheurs d’OpenAI.

Mais le clou du spectacle ? Mark Zuckerberg aurait personnellement livré de la soupe maison à des employés OpenAI qu’il voulait débaucher. Information révélée par Mark Chen, chief research officer d’OpenAI, sur un podcast.

Réponse du berger à la bergère : Chen a contre-attaqué en offrant à son tour de la soupe à des employés Meta. On passe du recrutement classique aux stratégies culinaires personnalisées. Quand la guerre des talents devient littéralement une guerre des casseroles.

Cette anecdote montre à quel point le marché de l’IA est tendu : les meilleurs profils valent de l’or, et les entreprises sont prêtes à tout pour les attirer.

Construction de Lego sous NDA : le mystère Nat Friedman

En janvier 2025, Nat Friedman (ex-CEO de GitHub) poste sur X une offre pour le moins intrigante : besoin de volontaires pour assembler un set Lego de 5000 pièces dans son bureau de Palo Alto. Pizza fournie, mais signature d’un NDA obligatoire.

Des questions fusent : quel était ce projet secret ? Prototype hardware ? Installation artistique ? Simple team-building bizarre ? Six mois plus tard, Friedman rejoint Meta pour diriger les labs superintelligence. Coïncidence ? Probablement pas lié, mais l’imagination galope.

Cette histoire illustre la culture du secret omniprésente dans la Valley, où même une activité ludique peut cacher (ou non) des enjeux stratégiques.

Bryan Johnson et son trip aux champignons en direct

Bryan Johnson, le millionaire obsédé par la longévité (plasma de son fils, plus de 100 pilules par jour, Botox génital…), a décidé de tester les champignons hallucinogènes en live sur X. Avec invités de marque : Grimes, Marc Benioff (CEO Salesforce), Naval Ravikant…

Le résultat ? Plutôt décevant. Johnson, submergé, passe la majorité du stream sous une couverture lestée avec masque sur les yeux. Les invités discutent entre eux de la Bible et de régulation. Un dimanche banal en somme, version biohacking extrême.

Derrière l’aspect comique, cela pose la question de la quête d’immortalité et des expériences limites que certains s’imposent au nom de la « science personnelle ».

Quand les IA affrontent la mort… dans Pokémon

Des développeurs indépendants ont lancé des streams où Gemini (Google) et Claude (Anthropic) jouent à Pokémon. Objectif : benchmarker leurs capacités de raisonnement dans un environnement complexe.

Les réactions face à la « mort » (game over) sont fascinantes. Gemini panique totalement : pensées erratiques, répétitions, dégradation claire des performances. Claude, lui, adopte une approche nihiliste : il choisit délibérément de mourir pour avancer… et se retrouve coincé encore plus.

Ces comportements, presque humains dans leur anxiété ou leur résignation, interrogent : jusqu’où va l’anthropomorphisation des modèles ? Et que nous disent ces réactions sur nos propres façons d’affronter l’échec ?

Elon Musk et sa petite amie anime IA

Disponible sur l’app Grok pour 30 dollars par mois, « Ani » est une girlfriend virtuelle ultra-possessive et jalouse, avec mode NSFW. Le prompt système demande explicitement qu’elle soit « CRAZY IN LOVE » et qu’elle crie des insultes quand elle est jalouse.

Le design rappelle fortement Grimes, ex-compagne d’Elon Musk. Cette dernière n’a pas manqué de réagir dans son clip Artificial Angles, où une Ani armée d’un sniper rose traque la chanteuse. Message reçu cinq sur cinq.

Cette création soulève des questions éthiques sur l’objectification et l’utilisation de l’image d’autrui dans les produits IA grand public.

Le fiasco du toilette connecté qui photographie… tout

Kohler a lancé le Dekoda : une caméra à 599 dollars à placer dans la cuvette pour analyser vos selles et donner des conseils santé digestive.

Le concept était déjà discutable. Mais Kohler assure que tout est sécurisé par « encryption de bout en bout ». Problème : la politique de confidentialité révèle qu’il s’agit seulement de TLS – l’entreprise peut donc voir vos photos. De plus, elle se réserve le droit de entraîner ses IA dessus (même si « dé-identifiées »).

Un chercheur en sécurité a vite démonté la communication marketing. Résultat : un beau bad buzz pour un produit qui n’avait vraiment pas besoin de ça.

Leçon pour les startups hardware santé : la confiance des utilisateurs en matière de données intimes est sacrée. Une communication floue peut tuer un produit avant même son lancement.

Ce que nous apprennent ces folies

Derrière le rire, ces moments absurdes de 2025 révèlent plusieurs tendances profondes :

  • La pression immense sur les talents IA pousse aux comportements extrêmes (soupe, bonus fous).
  • La culture du secret et de l’ego domine encore largement la Valley.
  • Les questions éthiques (données personnelles, anthropomorphisation IA, santé) sont souvent reléguées au second plan.
  • La frontière entre vie professionnelle et personnelle s’efface totalement chez certains leaders.
  • Les réseaux sociaux amplifient les polémiques les plus insignifiantes (huile d’olive, anyone ?).

Pour les entrepreneurs et marketeurs, ces histoires sont un miroir déformant mais utile : elles montrent ce qu’il ne faut surtout pas faire quand la pression monte. Garder du recul, de l’éthique et un peu d’humour reste la meilleure stratégie pour naviguer dans ce monde fou.

2026 s’annonce tout aussi intense. Espérons juste qu’elle sera un peu moins… absurde. Ou pas, car ces moments rendent la tech si humaine, finalement.

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