Et si l’intelligence artificielle devenait la meilleure alliée des enseignants ? Imaginez un monde où la technologie ne remplace pas les professeurs, mais les équipe d’outils puissants pour transformer l’éducation. C’est exactement ce que propose Brisk, une startup qui fait déjà sensation dans le secteur de l’edtech. Avec une récente levée de fonds de 15 millions de dollars annoncée le 26 mars 2025, cette entreprise basée à San Francisco s’impose comme un acteur incontournable. Mais qu’est-ce qui rend Brisk si spécial, et pourquoi suscite-t-il autant d’enthousiasme auprès des écoles et des investisseurs ? Plongeons dans cette révolution pédagogique qui mêle innovation, IA et pragmatisme.
Une Levée de Fonds qui Confirme un Départ Canon
En seulement quelques mois, Brisk a su convaincre. Après une première levée de 5 millions de dollars en septembre 2024, la startup revient avec un financement de 15 millions, porté par Bessemer Venture Partners et soutenu par Owl Ventures, South Park Commons et Springbank Collective. Ce succès n’est pas un hasard : depuis son lancement, l’entreprise a vu son nombre d’utilisateurs multiplié par cinq et ses revenus exploser de 40 fois en 2024. Partant de zéro, ce bond impressionnant témoigne d’une adoption rapide par les enseignants, avec déjà plus de 2 000 écoles dans 100 pays utilisant ses solutions. Aux États-Unis, un enseignant sur cinq dans le système K-12 a installé l’extension Chrome de Brisk en février 2025. Une croissance fulgurante qui illustre l’appétit des éducateurs pour des outils adaptés à l’ère de l’IA.
Des Outils Pensés pour les Enseignants
À l’heure où l’IA générative, comme ChatGPT, brouille les pistes dans les devoirs des élèves, Brisk propose une réponse concrète. Sa plateforme, accessible via une extension Chrome, regroupe une quarantaine d’outils conçus pour simplifier la vie des professeurs tout en améliorant la qualité de leur travail. Parmi eux, un inspecteur d’écriture qui détecte les signes d’utilisation d’IA – non pas en accusant directement, mais en analysant les comportements suspects, comme des copier-coller inhabituels. Mais Brisk va bien au-delà : création de plans de cours, ajustement des exercices selon les niveaux, correction automatisée, génération de présentations… Tout cela grâce à une combinaison d’IA générative, de vision par ordinateur et d’autres technologies avancées.
« La pile edtech actuelle, avec ses 140 outils en moyenne par enseignant aux États-Unis, n’est pas prête pour l’IA. Nous construisons une solution native à cette technologie. »
– Arman Jaffer, PDG et fondateur de Brisk
Cette ambition de réinventer l’écosystème technologique éducatif séduit. Les enseignants, souvent débordés, trouvent en Brisk un moyen d’accélérer leurs tâches sans sacrifier la personnalisation. Un exemple ? L’outil « Targeted Feedback » lit les essais des élèves sur Google Docs et génère des commentaires adaptés à leur âge ou à des critères prédéfinis, que les professeurs peuvent ensuite ajuster avant de les partager.
Pourquoi l’Éducation Adopte l’IA à Bras Ouverts
L’intégration de la technologie dans les salles de classe n’est pas nouvelle. Depuis des années, les éducateurs s’appuient sur des solutions comme Google Classroom ou Microsoft Teams pour pallier la baisse des budgets et la disparition progressive des manuels papier. Mais l’IA marque un tournant. Contrairement à ce qu’on pourrait craindre, les enseignants ne la rejettent pas : ils la recherchent activement. Pourquoi ? Parce qu’elle répond à un besoin criant d’efficacité et de personnalisation dans un contexte où les ressources humaines et financières se raréfient.
Brisk s’inscrit dans cette mouvance en proposant une approche qui ne remplace pas l’humain, mais l’augmente. Kent Bennett, partenaire chez Bessemer, le souligne :
« Les éducateurs ne se contentent pas de tolérer l’IA, ils la recherchent agressivement. »
– Kent Bennett, Bessemer Venture Partners
Cette adoption massive reflète une évolution naturelle de l’edtech. Des plateformes comme Kahoot ont déjà gamifié l’apprentissage, tandis que des géants comme Khan Academy ciblent directement les élèves. Brisk, lui, se concentre sur les enseignants, un choix stratégique qui répond à une demande réelle.
Les Défis de l’IA dans l’Éducation
Mais tout n’est pas rose. L’arrivée de l’IA dans les salles de classe soulève des questions. Les outils comme ChatGPT, bien qu’utiles, ont été critiqués pour leurs lacunes en matière de précision et de protection des données. OpenAI a tenté de répondre avec un guide pour enseignants en novembre 2024, mais beaucoup estiment qu’il arrive trop tard et esquive les vrais problèmes. Brisk, conscient de ces réticences, adopte une posture mesurée : ses outils assistent sans jamais prétendre remplacer. L’inspecteur d’écriture, par exemple, ne juge pas, il signale. Une nuance qui rassure.
Pour Arman Jaffer, cette approche découle de son expérience. Avant de fonder Brisk, il a passé cinq ans au Chan Zuckerberg Initiative, où il a développé *Notebooks*, une alternative à Google Docs qui n’a pas décollé. Cette leçon l’a poussé à repenser l’IA comme un levier de collaboration, et non une solution miracle.
L’Avenir de Brisk : Plus Loin, Plus Immersif
Avec ces 15 millions en poche, Brisk voit grand. L’entreprise prévoit d’étendre ses outils au-delà de Chrome, avec une intégration Microsoft prévue pour l’automne 2025 – un clin d’œil aux nombreuses écoles équipées par la firme de Redmond. Une plateforme web est aussi en préparation pour offrir une expérience plus immersive, avec des ressources et activités inédites. Et ce n’est pas tout : Brisk travaille sur des fonctionnalités « multimodales », comme l’évaluation de travaux visuels ou la création de podcasts pédagogiques à partir de documents.
Ces innovations promettent de renforcer l’attractivité de Brisk auprès des éducateurs, tout en consolidant sa position sur le marché de l’edtech. Une chose est sûre : l’IA n’est plus une option, mais une nécessité dans l’éducation moderne.
Ce que Brisk Nous Enseigne sur l’Innovation
Le parcours de Brisk offre une leçon précieuse pour les entrepreneurs et marketeurs. Dans un secteur réputé technophobe, la startup a su identifier un besoin – simplifier le quotidien des enseignants – et y répondre avec une solution intuitive. Voici quelques enseignements clés :
- L’IA doit assister, pas remplacer : les outils qui respectent l’humain gagnent la confiance.
- La simplicité prime : une extension Chrome facile à installer a séduit des milliers d’enseignants.
- Répondre à un besoin urgent : face à la complexité de l’IA générative, Brisk apporte des solutions concrètes.
Pour les startups et les professionnels du marketing, Brisk est un cas d’école : une idée bien exécutée, portée par une vision claire, peut transformer un secteur en peu de temps.
Un Tournant pour l’Éducation et les Startups
En définitive, Brisk incarne l’avenir de l’éducation et de l’innovation technologique. Alors que l’IA continue de redéfinir nos façons de travailler, d’apprendre et de communiquer, des entreprises comme celle-ci montrent la voie. Avec une croissance explosive, un financement solide et une vision ambitieuse, Brisk ne fait que commencer. Pour les enseignants, les élèves et les entrepreneurs, une chose est claire : l’IA est là pour rester, et elle pourrait bien rendre l’éducation plus accessible, plus efficace et, pourquoi pas, plus humaine.