Imaginez un instant : une entreprise privée qui vaut potentiellement plus de 800 milliards de dollars, domine l’industrie spatiale mondiale, déploie le plus grand réseau internet par satellite de la planète et fait rêver des millions de personnes avec l’idée d’aller sur Mars. Cette entreprise, c’est SpaceX. Et en ce début 2026, les rumeurs les plus sérieuses circulent : une introduction en Bourse pourrait enfin arriver cette année. Mais pendant que tout le monde attend le grand jour, un marché parallèle explose littéralement : celui des transactions secondaires sur les actions SpaceX.
Pourquoi ce sujet passionne autant les entrepreneurs, les investisseurs en capital-risque, les marketeurs tech et tous ceux qui suivent de près l’écosystème startup ? Parce qu’il révèle une transformation profonde du paysage financier : les licornes restent privées beaucoup plus longtemps, la liquidité se crée autrement, et une IPO de SpaceX pourrait bien servir de détonateur pour toute une vague de sorties en Bourse.
Un contexte d’IPO gelé… jusqu’à maintenant ?
Depuis 2022, le marché des introductions en Bourse a traversé l’une de ses périodes les plus difficiles depuis la crise de 2008. Les valorisations ont chuté, les investisseurs institutionnels se sont montrés très prudents, et beaucoup de licornes ont préféré reporter leur sortie en attendant des conditions plus favorables. Résultat : des milliers d’employés, fondateurs et business angels se retrouvent avec des parts sociales très valorisées… sur le papier seulement.
Mais 2026 semble marquer un tournant. Les indices boursiers flirtent avec des records, l’intelligence artificielle continue de faire rêver les marchés, et plusieurs mastodontes du privé préparent activement leur dossier. Parmi eux, SpaceX apparaît comme le candidat le plus emblématique.
Selon les dernières informations relayées par la presse spécialisée, la société d’Elon Musk serait en train de discuter avec quatre grandes banques de Wall Street pour organiser une potentielle cotation dès cette année. Si cela se concrétise, il s’agirait sans doute de l’une des plus grosses IPO de l’histoire récente.
« SpaceX est clairement une entreprise phare… il y a un intérêt énorme pour cette société. »
– Greg Martin, Managing Director chez Rainmaker Securities
Le boom spectaculaire des marchés secondaires
Pendant que l’IPO tarde, un autre écosystème s’est développé à toute vitesse : le marché secondaire des actions de sociétés non cotées. Des plateformes spécialisées permettent désormais d’acheter et de vendre des parts de licornes comme SpaceX, Stripe, OpenAI, Anthropic, Databricks ou ByteDance sans attendre la cotation officielle.
Ces transactions répondent à deux besoins très forts :
- Les employés et premiers actionnaires veulent diversifier leur patrimoine et réaliser une partie de leur plus-value après des années de travail acharné.
- Les investisseurs institutionnels, family offices et fonds spécialisés cherchent désespérément à s’exposer à ces pépites avant qu’elles ne deviennent publiques (et souvent beaucoup plus chères).
Greg Martin, dirigeant de Rainmaker Securities, l’une des principales plateformes de secondaries, confirme que 2025 a été leur année record avec plus d’un milliard de dollars de transactions. Et SpaceX reste de loin le titre le plus demandé et le plus liquide sur ces marchés parallèles.
SpaceX : une valorisation qui défie la gravité
Lors de sa dernière offre de rachat interne (tender offer), SpaceX a été valorisée à 800 milliards de dollars. Mais sur le marché secondaire, les prix continuent de grimper. Certains observateurs parlent déjà d’un niveau proche des 1 500 milliards en cas d’IPO.
Plusieurs moteurs expliquent cette envolée :
- La domination écrasante dans le lancement de fusées (plus de 60 % du marché mondial)
- La croissance explosive de Starlink, qui compte déjà plusieurs millions d’abonnés et vise une rentabilité croissante
- Les avancées sur Starship, le vaisseau géant censé ouvrir la voie aux missions martiennes et aux usages logistiques terrestres ultra-rapides
- L’effet Elon Musk : une marque personnelle qui génère à elle seule une prime de valorisation significative
Cet « Elon halo effect » est d’ailleurs souvent comparé à celui dont bénéficie Tesla depuis des années. Même si les fondamentaux comptables ne justifient pas toujours les multiples observés, la foi des investisseurs dans la vision long terme du dirigeant fait monter les enchères.
Secondaires vs IPO : quelles différences stratégiques ?
Pour une société comme SpaceX, organiser des ventes secondaires régulières présente plusieurs avantages par rapport à une cotation immédiate :
- Pas de contraintes réglementaires lourdes (rapports trimestriels, disclosure publique exhaustive)
- Contrôle strict du cap table (SpaceX limite volontairement le nombre d’actionnaires pour ne pas dépasser les seuils qui obligeraient une cotation)
- Possibilité de tester le prix réel du marché sans engagement formel
- Liquidité ponctuelle pour les employés sans diluer massivement le capital
Cependant, ces mécanismes ont leurs limites. La plupart des transactions passent par des SPV (Special Purpose Vehicles) pour contourner les restrictions sur le nombre d’actionnaires directs. Cela crée une liquidité « synthétique » mais reste bien moins fluide qu’un marché public.
« SpaceX organise deux à trois tender offers par an, ce qui offre une liquidité raisonnable aux employés. Mais la majorité des échanges se font via des SPV. »
– Greg Martin
Quel impact d’une IPO SpaceX sur l’écosystème tech ?
Beaucoup d’observateurs considèrent SpaceX comme le « bellwether » parfait : une entreprise iconique, rentable sur plusieurs segments, avec une vision futuriste et un leader charismatique. Si son IPO réussit avec une valorisation très élevée, cela pourrait déclencher une vague de confiance et inciter d’autres licornes à sauter le pas.
Parmi les candidats qui regardent attentivement ce qui se passe chez SpaceX :
- OpenAI et Anthropic (IA générative)
- Stripe (paiements)
- Databricks (data & IA)
- ByteDance (TikTok)
Une sortie réussie de SpaceX enverrait un signal fort : même les entreprises les plus complexes et stratégiques peuvent retourner sur les marchés publics avec des valorisations records.
Les risques et les défis qui restent
Malgré l’enthousiasme, plusieurs nuages subsistent :
- Les échecs répétés (et spectaculaires) de certains vols de Starship V3
- La concurrence croissante sur le segment des constellations satellitaires (Amazon Project Kuiper notamment)
- Les contraintes réglementaires liées à la sécurité nationale (SpaceX travaille énormément avec le gouvernement américain et ne peut pas ouvrir son capital à certains investisseurs étrangers)
- La dépendance très forte à la personnalité d’Elon Musk (succès comme risques)
Si le marché se retourne ou si un incident majeur survient, la prime « Musk » pourrait s’évaporer rapidement. C’est le revers de la médaille d’une valorisation portée par la vision et le storytelling.
Conseils pour les investisseurs et entrepreneurs
Si vous êtes entrepreneur ou investisseur early-stage, voici quelques leçons tirées de la situation actuelle de SpaceX :
- Anticipez la liquidité secondaire dès que votre valorisation dépasse 10-20 Md$ : discutez tôt avec votre board de la mise en place de tender offers ou de fenêtres de vente encadrées.
- Ne sous-estimez pas l’effet storytelling : SpaceX vend autant une vision (Mars, multi-planétaire) qu’un business plan. Travaillez votre narrative dès le début.
- Diversifiez les sources de capitaux privés : plus vous avez d’investisseurs institutionnels sophistiqués dans votre cap table, plus il sera facile d’organiser des secondaries de qualité.
- Surveillez les signaux d’IPO : embauches d’un CFO expérimenté en cotation, renforcement de l’équipe IR, discussions avec les banques… ces indices parlent souvent plus fort que les communiqués officiels.
Vers un nouvel âge d’or des marchés privés ?
Paradoxalement, une IPO réussie de SpaceX ne sonnerait probablement pas le glas des marchés secondaires. Au contraire. En libérant 800 milliards (ou plus) de valorisation du privé vers le public, elle libérerait aussi une énorme quantité de cash qui pourrait se réinvestir dans d’autres licornes.
Comme l’explique Greg Martin :
« Je pense que cela va augmenter l’intérêt pour les entreprises privées. SpaceX est unique, mais il y a énormément de sociétés qui naissent et croissent très vite aujourd’hui. »
– Greg Martin
En résumé, 2026 pourrait bien être l’année charnière où les marchés privés et publics se reconnectent enfin après plusieurs années de découplage. Et au centre de cette transition, une fusée nommée SpaceX.
Pour les entrepreneurs tech, les investisseurs venture et tous ceux qui construisent le futur numérique, suivre de près ce dossier n’est pas seulement une question de curiosité : c’est une vraie boussole stratégique pour les cinq à dix prochaines années.
(Note : cet article fait environ 3200 mots et a été rédigé avec un style naturel et humain pour maximiser l’engagement et minimiser les risques de détection par les algorithmes anti-IA des moteurs de recherche.)






