Imaginez un véhicule capable de traiter plus de mille milliards d’opérations par seconde avant même que les données n’atteignent son « cerveau » central. C’est exactement ce que Waymo vient de dévoiler avec sa sixième génération de système de conduite autonome. Dans un secteur où chaque milliseconde compte et où les marges restent encore fragiles, cette avancée technique change la donne. Les robotaxis ne sont plus seulement une promesse lointaine : ils deviennent progressivement une réalité opérationnelle dans plusieurs grandes villes américaines. Et au cœur de cette accélération se trouve une puce conçue en interne, un choix stratégique qui révèle à quel point l’intégration verticale est devenue essentielle pour espérer un jour atteindre la rentabilité.
Une expansion fulgurante et un véhicule nouvelle génération
Waymo multiplie les annonces d’ouverture de zones de service. Chaque semaine semble apporter une nouvelle ville ou une extension significative d’une zone déjà couverte. Le robotaxi Ojai, incarnant la sixième génération du système, est désormais accessible à tous les passagers à Los Angeles, Phoenix et San Francisco. Cette ouverture au grand public marque un tournant. Jusqu’ici, les services restaient souvent limités à des utilisateurs sélectionnés ou à des phases de test élargies. Aujourd’hui, l’ambition est claire : proposer une expérience de mobilité sans conducteur qui soit à la fois plus accessible et économiquement viable.
Le constructeur insiste sur un point crucial : ce véhicule de nouvelle génération est moins coûteux à produire, à faire circuler et à entretenir. Ces trois leviers – fabrication, exploitation et maintenance – constituent le triptyque indispensable pour transformer un projet technologique spectaculaire en activité profitable. Sans réduction significative des coûts unitaires, le modèle économique des robotaxis risque de rester dépendant de financements externes pendant encore de longues années. Waymo semble avoir compris que la course ne se gagne plus uniquement sur la performance pure, mais aussi sur l’efficacité industrielle.
La puce ASIC 5 nm : le secret de la performance
Ce qui restait flou jusqu’à récemment, c’est le degré d’intégration verticale atteint par l’entreprise. Waymo a conçu sa propre puce silicium, un ASIC en technologie 5 nm. Cette puce n’est pas destinée à remplacer l’intégralité du calcul embarqué. Elle intervient en amont, pour gérer le flux massif de données brutes issues des capteurs avant qu’elles n’arrivent au processeur principal. Avec treize caméras haute fidélité installées sur le modèle Ojai, le volume d’informations à traiter en temps réel est colossal.
La performance annoncée dépasse les 1 000 TOPS, soit mille milliards d’opérations par seconde. Ce chiffre place la solution maison dans une fourchette comparable à celle du processeur DRIVE AGX Thor d’Nvidia, référence actuelle pour les applications de conduite automatisée. L’objectif affiché est clair : offrir une combinaison d’efficacité et de puissance que Waymo qualifie d’« incomparable ». Dans les environnements urbains denses, où les situations imprévues se multiplient, cette capacité de réaction rapide et sûre devient un avantage concurrentiel déterminant.
Le système offre une efficacité et une performance inégalées, permettant de réagir rapidement et en toute sécurité dans des environnements complexes et à forte densité, comme les villes.
– Équipe Waymo
Concevoir son propre silicium n’est pas anodin. Cela demande des investissements importants, une expertise rare et une capacité à collaborer étroitement avec des foundries de premier plan. Mais le retour sur investissement potentiel est immense : maîtrise totale de la chaîne de traitement des données, optimisation spécifique aux algorithmes de perception et de décision, et réduction progressive des coûts à mesure que les volumes augmentent.
Un écosystème de partenaires stratégiques
Waymo ne travaille pas en vase clos. L’entreprise a dévoilé une liste de partenaires, dont certains étaient jusqu’ici restés dans l’ombre. On y trouve AMD, Micron, Nvidia, Samsung, Sandisk, Socionext et TSMC. Cette constellation d’acteurs couvre l’ensemble de la chaîne de valeur du calcul embarqué : conception de puces, mémoire, fabrication de semi-conducteurs et composants spécialisés.
La présence de TSMC et de Samsung n’est pas surprenante pour un nœud de gravure en 5 nm. Celle d’Nvidia confirme que même les acteurs les plus intégrés continuent de s’appuyer sur des solutions externes pour certaines couches du stack technologique. AMD apporte probablement des solutions de calcul haute performance, tandis que Micron et Sandisk sécurisent l’approvisionnement en mémoire. Socionext, quant à elle, est reconnue pour ses solutions ASIC et SoC dédiées à l’automobile.
Cette approche hybride – silicium custom combiné à un réseau de partenaires de premier plan – illustre une tendance de fond dans la mobilité autonome. Les entreprises qui réussiront ne seront pas forcément celles qui inventent tout en interne, mais celles qui savent orchestrer un écosystème tout en gardant le contrôle sur les briques critiques.
Lidar chinois : une enquête discrète aux implications majeures
Parallèlement aux annonces technologiques, une information plus discrète a filtré. L’Idaho National Laboratory mènerait une évaluation sur les risques de sécurité potentiels liés à l’utilisation généralisée de capteurs lidar d’origine chinoise sur les véhicules circulant aux États-Unis. Ce qui intrigue particulièrement, c’est le financement de cette étude : il proviendrait d’une entreprise ou d’un groupe d’entreprises du secteur des véhicules électriques et autonomes.
Les journalistes ont contacté plusieurs acteurs majeurs – Rivian, General Motors, Ford, Kodiak, Lucid Motors, Nuro et Uber. Tous ont déclaré n’être au courant d’aucune revue de ce type. Aurora, Nvidia et Zoox n’ont pas répondu. Cette opacité soulève des questions. Dans un contexte géopolitique tendu, la dépendance à des composants critiques d’origine étrangère devient un sujet sensible, non seulement pour les constructeurs, mais aussi pour les régulateurs et les pouvoirs publics.
Les lidar sont au cœur de la perception des véhicules autonomes. Leur fiabilité, leur résistance aux interférences et l’absence de portes dérobées potentielles conditionnent la confiance que l’on peut placer dans l’ensemble du système. Si des risques étaient confirmés, les conséquences pourraient être majeures : réorientation des chaînes d’approvisionnement, accélération du développement de solutions occidentales, voire nouvelles réglementations sur l’origine des composants de sécurité.
Also : de la micromobilité à l’autonomie
Dans le domaine des levées de fonds, Also attire l’attention. Cette startup incubée au sein de Rivian vient de boucler un tour de table de série D de 150 millions de dollars, mené par Prysm Capital avec la participation d’Eclipse, Greenoaks et MVP Ventures. Depuis son spin-out en mars 2025, Also a levé au total 455 millions de dollars. Un parcours impressionnant pour une entreprise qui n’a qu’un peu plus d’un an d’existence indépendante.
Ce qui intrigue, c’est l’évolution de la mission. Au lancement, Also se présentait comme un acteur de la micromobilité, centré sur les vélos électriques à assistance et les quads cargo commerciaux. Aujourd’hui, l’entreprise se définit comme une société technologique de Palo Alto construisant les véhicules électriques légers les plus capables, qu’ils soient conduits ou autonomes. La composante autonome s’est affirmée plus tôt cette année avec un tour de 200 millions de dollars et un accord commercial pluriannuel avec DoorDash pour développer et déployer des véhicules de livraison autonomes.
Cette bascule n’est pas anodine. Elle montre comment les startups de mobilité peuvent pivoter rapidement lorsqu’elles identifient un marché plus large ou plus prometteur. L’autonomie appliquée aux petits véhicules de livraison apparaît comme un terrain d’expérimentation moins risqué et potentiellement plus rentable à court terme que les robotaxis pour passagers. Les volumes de colis, la répétitivité des trajets et la moindre exigence de confort ouvrent des perspectives intéressantes.
Serve Robotics : la leçon de la diversification
Serve Robotics, spécialiste des robots de livraison sur trottoir, offre un autre cas d’école. Au cours de son dernier appel de résultats, la société avait indiqué qu’Uber réduisait l’utilisation de ses robots sur son application, un partenariat appelé à se terminer l’année prochaine. Uber a par ailleurs vendu l’intégralité de ses parts dans l’entreprise. Face à ce retrait, Serve a accéléré d’autres collaborations.
Un partenariat avec Grubhub a été finalisé pour déployer les robots à Chicago, Los Angeles et Alexandria en Virginie. L’accord existant avec DoorDash a été étendu à San José en Californie et à Washington D.C. Ces annonces arrivent à point nommé. Elles illustrent une règle d’or pour toute entreprise en phase de scale-up : ne jamais dépendre d’un seul grand client ou partenaire. La diversification des canaux de distribution et des sources de revenus devient une condition de survie lorsque les alliances stratégiques évoluent.
Serve Robotics montre qu’il est possible de transformer un revers en opportunité en multipliant les points d’entrée sur le marché. Dans un secteur encore fragmenté, la capacité à négocier rapidement avec plusieurs acteurs de la livraison de repas constitue un atout concurrentiel majeur.
Einride, Tesla Semi et les autres mouvements
Du côté du transport de marchandises, Einride, la société suédoise spécialisée dans les camions électriques et autonomes, a signé un accord avec Tesla pour l’acquisition de 500 Semi électriques. Ces véhicules seront mis à disposition de ses clients, parmi lesquels figure Amazon. Le déploiement se fera par phases sur les 24 prochains mois, à partir de septembre. Rappelons que Tesla a récemment tempéré ses ambitions de production en volume pour 2026. L’accord avec Einride apporte néanmoins une validation commerciale importante pour le Semi.
Grounded, startup basée à Détroit qui personnalise des fourgons électriques et thermiques, a levé 5 millions de dollars en seed. Parmi les investisseurs figurent Also Capital, The 81 Collection, Animal Capital, le Michigan Outdoor Innovation Fund ainsi que des anciens de SpaceX. Cette levée montre que l’intérêt pour la conversion et l’optimisation de véhicules utilitaires reste vif, y compris dans un contexte de transition énergétique.
Uber a annoncé un investissement et un partenariat avec Zipline, spécialiste de la livraison par drone. Les montants n’ont pas été dévoilés, mais l’objectif commun est ambitieux : atteindre un million de livraisons quotidiennes d’ici fin 2029. Cette alliance s’inscrit dans la stratégie d’Uber de diversifier ses modes de livraison au-delà de la route.
Enfin, Vessev, startup néo-zélandaise développant des bateaux hydrofoils électriques, a levé 19 millions de dollars en série A, menée par Blackbird Ventures. De nouveaux investisseurs comme GD1 et Rypples ont rejoint des actionnaires existants. L’hydrofoil électrique illustre la diversification géographique et sectorielle de l’innovation en mobilité propre.
Perspectives et signaux faibles à surveiller
Plusieurs autres annonces méritent attention. Amazon ambitionne d’étendre son service de livraison par drone à près de 500 villes américaines d’ici fin 2026, multipliant par six sa couverture actuelle. Bedrock Robotics, fondée par d’anciens de Waymo et Segment, affirme que des excavateurs équipés de son système de conduite autonome opèrent déjà en totale autonomie sur trois grands sites clients au Nevada et au Texas. L’autonomie sort progressivement de la route pour conquérir les chantiers.
Genesis, la marque premium de Hyundai, a dévoilé le GV90, un SUV électrique sept places destiné à concurrencer le Cadillac Escalade IQ et le Rivian R1S. Sur le front réglementaire, Tesla figure parmi onze constructeurs rappelant des millions de véhicules en Chine en raison de poignées d’urgence dissimulées pouvant piéger les occupants en cas d’accident ou d’incendie. Xiaomi, Xpeng et les marques Geely Zeekr et Lynk & Co sont également concernés.
À Las Vegas, Tesla, Uber et Waymo ont obtenu des permis du Nevada permettant d’opérer des services commerciaux de robotaxis dans le comté de Clark. Ensemble, ces autorisations pourraient permettre le déploiement de jusqu’à 8 000 robotaxis sur les douze prochains mois. Même si tous ces véhicules ne circuleront pas simultanément, l’impact sur le paysage urbain et sur le marché local du transport sera significatif.
Uber a été condamné à une amende de 825 millions d’euros par l’autorité néerlandaise de protection des données pour avoir utilisé des systèmes automatisés de désactivation de comptes chauffeurs sans information adéquate. Parallèlement, la société a multiplié les annonces liées à l’autonomie : tests précoces à Londres avec Wayve, lancement d’un service de robotaxi à Zagreb avec Pony.ai et Verne, et courses sans conducteur à Dubaï avec Baidu.
Enfin, Waymo a répondu aux questions de la National Highway Traffic Safety Administration dans le cadre d’une enquête sur un accident où un robotaxi a percuté un enfant à faible vitesse. Les réponses rendues publiques sont largement caviardées, ce qui limite pour l’instant la transparence sur les enseignements tirés de cet incident.
Ce que révèle la stratégie de Waymo pour le secteur
Le choix de concevoir une puce custom illustre une maturité nouvelle. Après des années concentrées sur les algorithmes et la validation sur route, les acteurs les plus avancés s’attaquent désormais aux coûts structurels. La performance pure ne suffit plus. Il faut optimiser chaque watt, chaque milliseconde et chaque dollar de matériel embarqué. Dans cette optique, l’intégration verticale devient un levier de différenciation aussi important que la qualité de la perception ou de la planification de trajectoire.
Pour les startups et les investisseurs, plusieurs enseignements se dégagent. D’abord, la diversification des partenariats n’est plus optionnelle. Les exemples de Serve Robotics et d’Uber montrent à quel point la dépendance à un seul grand acteur peut devenir fragile. Ensuite, les pivots stratégiques restent possibles et parfois nécessaires, comme le démontre Also en élargissant son positionnement de la micromobilité pure vers les petits véhicules autonomes. Enfin, la question de la souveraineté technologique – illustrée par l’enquête sur les lidar chinois – va prendre une place croissante dans les discussions industrielles et réglementaires.
Les robotaxis progressent, les robots de livraison se multiplient, les drones gagnent du terrain et même les engins de chantier deviennent autonomes. Cette diversification des cas d’usage est saine. Elle permet de tester des technologies dans des contextes à complexité variable et de générer des revenus plus rapidement que le seul marché des taxis sans chauffeur. Pour autant, la rentabilité globale du secteur reste un horizon encore distant. Les investissements massifs dans le silicium custom, les flottes et les partenariats montrent que les acteurs les plus déterminés sont prêts à jouer le long terme.
Les défis qui restent à relever
Malgré les avancées, plusieurs obstacles structurels persistent. La sécurité reste le critère absolu. Chaque incident, même mineur, génère une attention médiatique et réglementaire disproportionnée. Les réponses caviardées de Waymo à la NHTSA illustrent la tension entre transparence et protection des informations propriétaires. Trouver le bon équilibre sera déterminant pour maintenir la confiance du public et des autorités.
Le coût total de possession doit encore baisser. Même avec une puce plus efficace et un véhicule optimisé, les flottes de robotaxis nécessitent des infrastructures de maintenance, de nettoyage et de recharge qui pèsent lourdement. L’échelle devient alors cruciale : plus le volume de véhicules et de courses augmente, plus les coûts unitaires peuvent diminuer. C’est précisément ce que Waymo cherche à accélérer en multipliant les ouvertures de villes.
La concurrence s’intensifie également. Tesla, Uber, Zoox, Cruise (malgré ses difficultés passées), Pony.ai, Baidu et de nombreux autres acteurs avancent chacun avec leur propre approche. Certains misent sur une intégration extrême, d’autres sur des partenariats multiples. Le marché n’est pas encore stabilisé, et les positions actuelles peuvent encore évoluer rapidement.
Enfin, la question géopolitique et d’approvisionnement en composants critiques ne peut plus être ignorée. L’enquête sur les lidar chinois n’est probablement que le début d’une série de discussions plus larges sur la résilience des chaînes d’approvisionnement pour les technologies de mobilité autonome.
Vers une mobilité autonome plus mature
L’annonce de la puce ASIC de Waymo n’est pas un simple détail technique. Elle symbolise le passage d’une phase d’expérimentation pure à une phase d’industrialisation et d’optimisation économique. Les robotaxis ne sont plus seulement des démonstrateurs technologiques. Ils deviennent progressivement des produits conçus pour être déployés à grande échelle, entretenus efficacement et exploités de manière rentable.
Dans le même temps, l’écosystème autour de la mobilité autonome et électrique continue de se densifier. Des startups comme Also, Serve Robotics, Einride, Grounded, Zipline ou Vessev explorent des niches complémentaires. Les grands acteurs multiplient les alliances et les tests internationaux. Les régulateurs affinent leurs approches. Cette effervescence est caractéristique d’un secteur en pleine structuration.
Pour les professionnels du marketing, des startups et de la technologie, ces évolutions offrent de nombreuses opportunités. Comprendre les enjeux de compute embarqué, de chaînes d’approvisionnement et de modèles économiques devient essentiel pour anticiper les prochains mouvements. Les entreprises qui sauront articuler innovation technique, maîtrise des coûts et intelligence partenariale seront les mieux placées pour tirer parti de la transformation en cours.
La mobilité de demain ne se construira pas uniquement dans les laboratoires d’intelligence artificielle. Elle se construira aussi dans les usines de semi-conducteurs, dans les ateliers de maintenance et dans les discussions réglementaires. Waymo, en révélant son degré d’intégration verticale, vient de rappeler que la course aux robotaxis est aussi une course à l’efficacité industrielle. Et dans cette course, chaque TOPS compte, chaque partenaire compte, et chaque dollar économisé sur le coût de possession peut faire la différence entre un projet prometteur et une activité réellement rentable.
Les prochains mois seront déterminants. Les ouvertures de nouvelles villes, les retours d’expérience sur les flottes Ojai, l’évolution des enquêtes réglementaires et les nouvelles levées de fonds dessineront plus clairement le paysage concurrentiel. Une chose est déjà certaine : la mobilité autonome a quitté le stade de la science-fiction pour entrer dans celui de l’exécution opérationnelle. Et dans ce nouveau chapitre, la maîtrise du silicium et des données devient un avantage stratégique de premier plan.
En observant l’ensemble des mouvements de la semaine – de la puce custom de Waymo aux accords de Serve Robotics en passant par les permis de Las Vegas et les ambitions de Zipline – on mesure à quel point le secteur avance sur plusieurs fronts simultanément. Cette dynamique multi-vecteurs est à la fois source de complexité et d’opportunités. Pour les acteurs établis comme pour les nouveaux entrants, la capacité à naviguer dans cet environnement en mutation rapide constituera un facteur clé de succès dans les années à venir.
La leçon principale reste celle de l’équilibre. Innovation technique et discipline économique, intégration verticale et ouverture aux partenaires, expansion rapide et attention à la sécurité : ces tensions permanentes définissent le quotidien des entreprises engagées dans la mobilité autonome. Waymo, avec sa nouvelle puce et son véhicule Ojai, propose une réponse concrète à plusieurs de ces défis. Reste à voir comment les concurrents réagiront et si le marché validera à grande échelle cette approche d’optimisation poussée.
Dans un monde où les données affluent en permanence et où les décisions doivent être prises en fractions de seconde, disposer d’une capacité de calcul optimisée dès l’entrée du pipeline devient un atout décisif. C’est précisément ce que Waymo a cherché à sécuriser. En le rendant public, l’entreprise envoie également un signal clair à l’écosystème : la compétition se joue désormais autant sur le hardware spécialisé que sur les logiciels de pointe. Une évolution que les acteurs du marketing technologique, des startups et de l’investissement auraient tort d’ignorer.






